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L’aire des Tribus Digitales

Aucune tâche n'est plus ardue que celle d'être l'ethnologue de sa propre tribu.

Bienvenue dans l’aire des tribus.
Pourquoi ce blog ?

Ma vie a été bouleversée par le digital, et à bien des égards, et concernant tous les pans de ma vie, tant personnelle que prfessionnelle. Elle a un impact direct sur ma vie, celle de mes enfants, et les relations que nous entretenons avec les autres (famille, amis, voisins, clients, collectivités, état, et souvent de manière plus ou moins transparente à travers des algoritmes et des interfaces).

Plus que tout, la société mondiale se fragmente un peu partout dans le monde,… et l’on constate souvent avec effroie qu’elle implose par régions ou territoires. Mais on ne peut occulter à contrario qu’émerge sans cesse des regroupement d’individus, des petits groupes de soutien, des cercles très fermés ou très ouvert, des communautés qui fédèrent ou regroupent un nombre impressionnants de fans, des communautés se créent par intérêt pour les uns, par opportunisme parfois, ou pour survivre tout naturellement pour d’autres.
Le clan, la tribu, la fratrie, la patrie, le groupe, la communauté sont toutes des notions très proches les unes des autres. Elles (les communautés) possèdent cette caractéristique commune liée au regroupement d’individus.

Que l’on soit dans un club de foot, un groupe musical, une compagnie théatrale, un club de bridge, un étudiant dans un lycée, ou plus précisement dans une classe, que l’on milite pour un parti politique ou apolitique, militant d’une cause locale ou internationale qui a du sens pour ceux qui la porte, ou tout simplement un membre d’une famille, nous faisons partie intégrante d’une « tribu », et nous participons tous à notre niveau à l’émergence des communautés qui animent les sociétés… et le web par les possibilités qu’il offre en supprimant les barrières de temps (temps réel web) et d’espace (pas de frontière).

On y rentre selon des codes ou des rituels, avec ou sans cotisations, et on en ressort parfois aussi de force, de plein gré et on peut également y rester membre à vie. Chaque communauté créé et possède ses propres codes, ses us et coutumes, ses règles et ses usages, son langage.

A partir du moment où un petit groupe se réunit régulièrement en présence physique ou bien en ligne, parfois les deux ; qu’elle fédère un certain nombre de membres autour d’un intérêt commun ; alors on peut parler de communauté. Pour ma part je les assimile à des tribus. Les tribus nous renvoient aux tribus indiennes, aux rituels et à une communauté bien présente dans l’inconscient collectif. L’image est donc assez évocatrice pour comprendre qu’aujourd’hui nous sommes depuis longtemps dans l’ère des tribus digitales.

Beaucoup d’entre nous ont connu une ère sans internet, mais les générations que je cotoie le plus, sont nées à une époque où la connexion internet fait partie du décor, qu’elle est pour beaucoup, même si ce n’est pas une généralité, indispensable pour jouer lorsque l’on est un enfant et un ados, pour rester en contact, pour faciliter les liens.
La communication interactive est devenu un acte naturel, le prolongement naturel de la main, avec une compétence universelle acquise par tous les jeunes générations : la compétence du pouce ! 🙂
Oui cette compétence du pouce qui permet le swipe, le scroll, le clic ou la sélection. J’aime, je like, je re-pin, je re-tweet,… toutes ces actions qui nécessitent très peu d’implication physique et s’effectue pourtant en une fraction de secondes.

Les tribus (ou communautés) sont partouts, tous lieux, en ligne ou dans la rue, à exprimer leurs voix et parfois à bousculer les codes ou à faire vaciler des géants. Internet est un formidable observatoire en ligne, une formidable caisse de résonnance, et un facilitateur de lien (lilens hypertextes vers des contenus, ou liens hypertexte vers des contacts, profils et donc normalement des « personnes »). Je tente toujours de faire comprendre que derrière les écrans, il y a « souvent » des individus. Des alogritmes, des robot, de l’intelligence artficielle, et des techniques marketing plus ou moins biens ficelées mais dans une relation plus simplifiée, il y a aussi et surtout d’autres personnes. Il faut par conséquent ne jamais oublié cet élement essentiel lorsque l’on utilise une correspondance distanciée, on ne peut se cacher éternellement derrière un écran et oublié que nos propos et nos mots peuvent toucher, heurter et avoir un impact pas toujours neutre sur la personne de l’autre côté de l’écran.

Les tribus sont aujourd’hui connectées, agiles et fédératrices. Ne pas comprendre Internet, ne pas comprendre les tribus, serait s’isoler du monde et nier que la terre est ronde, en mouvement et que l’évolution qu’à chaque rotation de la terre, ce sont des 0 et des 1 qui régissent nos journées et les modes de vies de millirards d’individus.

 

Ne pas acquérir une compétence digitale (numérique) c’est devenir analphabète du monde moderne, de ses codes et usages.

La société se digitalise toujours un peu plus, avec plus d’automatisation, de robotisation, d’objets connectés qui envahissent notre quotidien. Comprendre, donner à comprendre, le monde qui nous entoure est une des motivations qui me pousse à écrire ce blog et à oeuvrer dans l’éducation et l’apprentissage. Le blog me permet surtout de poser les bases d’une réflexion plus profonde autour de l’éducation et l’enseignement (Hack your education), des pratiques professionnelles autour du design thinking, afin d’organiser ses pensées pour aller de l’idée jusqu’au prototypage (Design your Thinking) en passant par les logiques entrepreneuriales, les modèles économiques qui nous amènent à repenser notre modèle de travail (Disrupt your job), nos pratiques collaboratives et notre rapport aux autres dans un monde professionnel toujours plus dingue, tantôt irrationnel, tantôt épanouissant.

Bref, que l’on aime ou pas le digital, il ne laisse pas insensible et surtout il est omniprésent dans nos vies et nos sociétés. Le Digital est aussi ce qui a permi l’émergence des communautés en ligne de s’exprimer différemment en créant une caisse de résonnance mondiale. Alors tentons de profiter des tribus qui nous fédérents et de garder la raison dans cette cacophonie d’un monde digital toujours plus fou. Il s’agit pour moi d’un univers excitant, moteur de ma vie, un terrain d’expérimentation et d’apprentissage formidable. Avec tout ce que j’en retire j’y vois aussi beaucoup d’éléments perturbateurs et de points noirs, de travers et d’habitudes néfastes. Il faut donc apprendre à faire le tri, à prendre du recul, à bien penser à l’essentiel, et surtout… à donner du sens à tout ce que nous entreprenons.

PS : en France on préfère le mot « Numérique » au mot « Digital » qui fait référence – en langue française – à ce qui a attrait au doigt (ex. : empreinte digitale). Mais ce mot « Digital » est arrivé en France avec une telle force et tant d’impacts, que je l’emploie à la « sauce américaine », qui est une société plus à même de comprendre les mélanges et la mixité. Même si parfois elle dérange. On parle de Marketing Digital, de Stratégie Digitale, des Digital Natives, et bien d’autres anglissimes qui malgré la loi Toubon (qui a eu ToutFaux), ne m’empêchera pas de coller au plus près des particularités du web, de ses origines et de ses expressions. Tout ceci n’engageant que moi. Place aux tribus… digitales.

Xavier MOREL
CEO Digital-Innovation-eXperience

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